Zoltan Veress

Passionné par la psychanalyse depuis son enfance (Ferenczi ne fut-il pas le fondateur de l’Ecole hongroise de psychanalyse et le traducteur de Freud en hongrois ?), il passera une licence de Psycho. En 1962, il part au Congo comme professeur de l’UNESCO où il découvre le racisme. En 1963, la rébellion l’amène à rentrer en Belgique où il rejoint l’Ecole belge de Psychanalyse. Il se lie avec Jacques Schotte, René Micha, Bassaglia, Oury, Mannoni, Guattari, avec lequel il travaillera sur le projet du Snark, institution non répressive apte à recevoir des adolescents difficiles. Il rencontre Lacan qu’à un moment il voit assidument. Bientôt le voilà psychanalyse, cependant qu’en 1977, le Snark régi par des règles d’obédience libertaire, ouvre ses portes. En 1981, il se retire du Snark qui, 30 ans plus tard, existe toujours. En 1984, il crée avec des amis le Questionnement psychanalytique.

C’est le moment pour lui de faire un retour sur sa jeunesse et ses amis dont certains, après l’effondrement du régime communiste, deviendront membres du gouvernement ou ambassadeurs. De découvrir aussi que deux des plus proches travaillaient pour la police secrète hongroise et l’avaient surveillé de 1969 à 1985. Amère désillusion que ne tempèrera pas, en 1995, la remise, à l’ambassade de Hongrie à Bruxelles, de la médaille des Héros. Zoltan Veress meurt à Bruxelles le 13 décembre 2010.

Paru au Edition de Paris:

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