En finir avec le salariat

Chômage et précarité, ces deux fléaux du salariat, ne seront pas résolus par les politiques de gauche ou de droite. C’est le système du salariat lui-même qui est en crise comme le furent avant lui esclavagisme et servage ; car le travail salarié est une marchandise en concurrence sur un marché poussant à la recherche de mains-d’oeuvre moins chères ou à leur importation. Celui-ci apparaît, en Europe, au XIVe siècle, sous l’égide des marchands qui inventent ainsi le marché libre du travail. Le pouvoir d’État aiguisera la concurrence des travailleurs pour accroître leur exploitation et augmenter ses bénéfices. Sous le nom de « socialisme », les grands empires russes et chinois l’imposeront par la violence aux masses paysannes déracinées. À l’opposé, la théorie d’une association des producteurs apparaît dès l’Antiquité, avec Philon d’Alexandrie, Thomas More au XVIe siècle imagine la société future, Campanella au XVIIe, Babeuf, et Maréchal au XVIIIe ; au XIXe, Saint-Simon, Owen, Fourier, Cabet, Proudhon, Louis Blanc, Considérant, Kropotkine, Bakounine et enfin Marx et Engels. Au XXe siècle, dans le même esprit, sont nés divers mouvements dont celui des kibboutzim qui invente aujourd’hui la formule des kibboutz en ville. Quant à l’Espagne libertaire, elle a démontré, avant la victoire du franquisme, la pertinence de l’association à grande échelle. L’abolition du salariat, à rebours de la mythologie « progressiste » de la social-démocratie, des idéologies et de l’assistanat, est une urgence. L’invention de structures associatives réunissant actifs et chômeurs selon des règles de partage et de mises en commun sera le premier signe d’une nouvelle société solidaire.

Fiche technique:

  • Date de parution: 3 avril 2014
  • Isbn: 978-2-84621-194-9
  • Format: 12,5 x 21cm
  • Pagination: 96 pages
  • Impression: Broché sous couverture quadri
  • Prix public: 9,5 €
  • Disponibilité: Disponible