Savoir et pouvoir au siècle des Lumières

Si les Lumières ont fait l’objet d’innombrables ouvrages et si un certain nombre d’études se sont penchées sur leur extension en Angleterre (et aux États-Unis) – on sait que Voltaire et Montesquieu étaient particulièrement anglomanes alors que Rousseau était plus critique – on s’est, en revanche, moins intéressé à l’espace européen qui s’étend de la Suisse à la Pologne, en passant par la Saxe et la Prusse de Frédéric II.

Cet ouvrage rassemble diverses contributions de chercheurs allemands et français, dont Leroy-Ladurie.

En ce XVIIIe siècle où l’Europe parlait français, où le Discours sur l’universalité de la langue française de Rivarol était couronné par l’Académie des Sciences et Belles Lettres de Berlin, Frédéric II de Prusse, autocrate rêvant de démocratie, ne s’exprimait qu’en français, réservant l’allemand à ses chevaux et à ses palefreniers. Féru d’idées nouvelles, il entretint avec d’Alembert, qui le conseillait et qui l’admirait, une correspondance nourrie. On découvre aussi la fascination du tsar Pierre le Grand pour la France et les techniques nouvelles, mais aussi pour Versailles où il se rendit en 1697/98 puis sous la Régence en 1717.

Le livre, qui s’ouvre sur l’activité diplomatique d’un érudit genevois à la cour de Louis XIV, se conclut par les réflexions de l’essayiste anglais Edmund Burke sur la Révolution. Ainsi apparaît le XVIIIe siècle, entre la Glorieuse Révolution d’Angleterre de 1688 et la Révolution française de 1789. Un siècle où s’exprime l’affrontement de l’État et de la raison et qui a vu la monarchie absolue, minée par les Lumières, basculer soudainement.

Fiche technique:

  • Date de parution: 6 mai 2011
  • Isbn: 978-2846211475
  • Format: 16 x 24cm
  • Pagination: 288 pages
  • Impression: Broché sous couverture quadri
  • Prix public: 20 €
  • Disponibilité: Disponible