Gentlemen

 « Il ne faut pas essayer de ménager les sentiments des gens car à être trop gentil on fait fausse route, et puis ne pas essayer d’être un gentleman du tout, c’est beaucoup plus gentleman que d’essayer et de rater ! Ce don, cette grâce, ou cette vertu, ne réside pas tant dans la conduite que dans la connaissance ; non pas tant en se préservant de ce qui est mal, qu’en sachant précisément ce qui est droit. » Dans Gentlemen, un essai écrit en Amérique, en 1888, Robert-Louis Stevenson s’attache à étudier le concept si british du gentleman. Celui qui représente en quelque sorte l’homme idéal, « l’homme qui, dans chaque circonstance de la vie, sait ce qu’il faut faire et comment le faire élégamment. » Avec des exemples historiques à l’appui, son expérience personnelle et une bonne dose d’ironie spirituelle, Stevenson aborde la dimension sociale autant que morale de ce sujet dont la distinction constituera l’essence même. Dans le texte Sur quelques gentlemen dans la fiction, écrit à la suite du précédent, Stevenson se penche sur quelques personnages de théâtre ou de roman, nés de l’imagination de Shakespeare, Fielding, Dickens et Thackeray, et nous montre que chez eux les figures de gentleman ne sont pas toujours marqués d’une « qualité d’aptitude exquise », sans que cela nuise à leur force littéraire. À ces deux textes qui étaient inédits en français, nous avons joint Lettre à un jeune gentleman qui se propose d’embrasser la carrière artistique, et La Philosophie des Parapluies, le premier essai théorique de Stevenson (1871) où l’humour s’allie pertinemment à l’analyse.

Fiche technique:

  • Date de parution: 8 novembre 2013
  • Isbn: 978-2-84621-188-8
  • Format: 13,5 x 21cm
  • Pagination: 88 pages
  • Impression: Broché sous couverture quadri
  • Prix public: 13 €
  • Disponibilité: Disponible